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Saisie sur salaire : barème 2026, procédure et recours

Contentieux bancaire12 min de lecture

Barème 2026 de la quotité saisissable, fraction insaisissable, procédure devant le commissaire de justice depuis juillet 2025, créanciers prioritaires et contestation devant le juge de l'exécution.

Lenny AmbigaipalanLenny AmbigaipalanAvocat associé
Saisie sur salaire : barème 2026, procédure et recours

Vous avez reçu un commandement de payer aux fins de saisie des rémunérations, ou votre employeur vous informe qu'une retenue va prochainement être appliquée sur votre salaire. La difficulté n'est alors pas seulement de connaître le montant qui pourra être prélevé chaque mois : il faut également vérifier si le créancier dispose d'un titre exécutoire valable, si les sommes réclamées sont correctement calculées et si chaque délai de la procédure a été respecté.

Depuis le 1er juillet 2025, la saisie sur salaire n'est plus engagée selon l'ancienne procédure de conciliation préalable devant le tribunal. Le commissaire de justice délivre désormais le commandement de payer, inscrit les actes sur un registre numérique et fait signifier le procès-verbal de saisie à l'employeur. Le juge de l'exécution n'intervient plus systématiquement en amont, mais demeure compétent lorsqu'une contestation porte sur la dette, les actes d'exécution, le calcul de la retenue ou la répartition entre plusieurs créanciers.

C'est souvent à ce stade que les dossiers se gagnent ou se perdent : non pas sur l'existence générale d'une dette, mais sur l'étendue exacte du titre exécutoire, les paiements déjà effectués, la prescription, les mentions obligatoires et le respect des délais de procédure.

Saisie sur salaire : quelles conditions le créancier doit-il respecter ?

Une saisie des rémunérations ne peut pas être engagée sur la seule base d'une facture, d'un relevé de compte ou d'une mise en demeure restée sans réponse. Le créancier doit être muni d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible.

La créance doit donc être déterminée ou pouvoir être déterminée à partir des éléments contenus dans le titre, et son paiement doit être arrivé à échéance. Le titre exécutoire peut notamment résulter d'une décision de justice revêtue de la formule exécutoire, d'un acte notarié exécutoire ou d'une ordonnance devenue exécutoire.

Avant toute retenue, il convient notamment de contrôler :

  • l'identité du créancier mentionné dans le titre et, en cas de cession de créance, la justification de sa transmission ;

  • le montant du principal, des intérêts, des frais et des éventuelles pénalités ;

  • les paiements déjà réalisés et correctement imputés ;

  • la force exécutoire du titre et les conditions de sa signification ;

  • la prescription de l'exécution ou l'éventuelle extinction de la dette ;

  • la régularité du commandement de payer et des actes postérieurs.

Lorsqu'une banque est à l'origine des poursuites, ces vérifications doivent être rapprochées du contrat de prêt, des décomptes produits et de la décision sur laquelle repose le recouvrement. La page consacrée à l'intervention d'un avocat en litige bancaire présente les principaux moyens d'analyse d'un contentieux opposant un client à son établissement bancaire.

Quel est le barème de saisie sur salaire en 2026 ?

Pour une dette autre qu'une pension alimentaire impayée, la totalité du salaire ne peut pas être prélevée. Le montant saisissable est calculé selon un barème progressif par tranches prévu par le Code du travail.

Ce fonctionnement doit être correctement compris : le taux correspondant à la tranche la plus élevée n'est pas appliqué à l'ensemble du salaire. Chaque fraction de rémunération est soumise au taux propre à la tranche dans laquelle elle se situe, selon un mécanisme comparable à un barème progressif.

Les tranches mensuelles applicables en 2026

Tranche mensuelle de rémunération saisissable

Fraction saisissable sur cette tranche

Jusqu'à 373,33 €

1/20

Au-delà de 373,33 € et jusqu'à 727,50 €

1/10

Au-delà de 727,50 € et jusqu'à 1 083,33 €

1/5

Au-delà de 1 083,33 € et jusqu'à 1 435,83 €

1/4

Au-delà de 1 435,83 € et jusqu'à 1 789,17 €

1/3

Au-delà de 1 789,17 € et jusqu'à 2 150,83 €

2/3

Au-delà de 2 150,83 €

Totalité de la fraction dépassant ce seuil

Le calcul est en principe effectué à partir de la rémunération nette après déduction du prélèvement à la source. Lorsque le salarié est présent dans l'entreprise depuis au moins douze mois, l'employeur prend généralement en compte la moyenne des rémunérations nettes des douze mois précédant la saisie. Si l'ancienneté est inférieure à douze mois, le calcul est adapté à la durée de présence effective.

Calcul de la quotité saisissable selon le barème 2026

Comment les personnes à charge modifient-elles le calcul ?

Les seuils annuels du barème sont majorés de 1 740 € par personne à charge en 2026, soit 145 € par mois. Cette majoration relève les limites de chaque tranche et réduit ainsi la fraction susceptible d'être prélevée.

La majoration n'est toutefois pas nécessairement appliquée sans justificatif. Le débiteur doit pouvoir établir la réalité de ses charges de famille, par exemple au moyen du livret de famille, d'un avis d'imposition, d'une décision fixant une pension alimentaire ou de tout document démontrant qu'il assume effectivement la charge de la personne concernée.

Peuvent notamment être prises en compte, sous les conditions prévues par les textes, les personnes suivantes :

  • le conjoint, partenaire de Pacs ou concubin dont les ressources sont inférieures au seuil réglementaire ;

  • les enfants à charge vivant avec le débiteur ou pour lesquels celui-ci verse une pension alimentaire ;

  • certains ascendants vivant avec le débiteur ou bénéficiant d'une pension versée par celui-ci.

Quelle somme doit obligatoirement rester au salarié ?

Indépendamment du calcul par tranches, une somme minimale doit rester à la disposition du salarié. Elle correspond au montant forfaitaire du RSA applicable à une personne seule, soit 651,69 € depuis le 1er avril 2026.

Cette somme minimale ne doit pas être confondue avec la majoration du barème liée aux personnes à charge. Les charges familiales relèvent les seuils des tranches saisissables, tandis que le montant correspondant au RSA constitue le plancher qui doit rester disponible après la retenue.

Lorsque la rémunération disponible est inférieure ou égale à ce montant, aucune retenue ne peut en principe être réalisée au titre d'une dette ordinaire. Le montant du RSA étant revalorisé périodiquement, l'information doit être actualisée chaque fois que le barème de la saisie sur salaire est présenté.

Le taux applicable à la dernière tranche atteinte ne doit jamais être appliqué à l'ensemble du salaire. Le calcul doit être effectué tranche par tranche, puis comparé au montant minimal devant rester à la disposition du salarié.

Comment se déroule la saisie sur salaire depuis le 1er juillet 2025 ?

La réforme entrée en vigueur le 1er juillet 2025 a transféré aux commissaires de justice une grande partie des opérations qui relevaient auparavant du tribunal. Cette déjudiciarisation ne supprime pas les garanties du débiteur, mais elle modifie profondément le moment auquel celui-ci doit organiser sa défense.

Première étape : le commandement de payer

Le commissaire de justice commence par signifier au débiteur un commandement de payer aux fins de saisie des rémunérations. Sur les mentions obligatoires de cet acte et les moyens de le contester, consultez notre page dédiée au commandement de payer. Cet acte doit notamment mentionner le titre exécutoire, le décompte du principal, des intérêts et des frais, ainsi que les possibilités ouvertes au débiteur.

À compter de la signification, le débiteur dispose d'un mois pour :

  • régler la dette ou la somme non contestée ;

  • proposer un accord sur le montant ou les modalités de paiement, par l'intermédiaire du commissaire de justice ;

  • contester le commandement devant le juge de l'exécution.

La recherche d'un accord peut porter sur un échéancier ou sur les modalités de règlement. Lorsqu'un procès-verbal d'accord est conclu avant la signification du procès-verbal de saisie, la procédure est suspendue. Elle peut cependant reprendre si le débiteur ne respecte pas l'accord ou si un autre créancier intervient dans la procédure.

La contestation peut être engagée à tout moment, mais elle n'est automatiquement suspensive que si elle est formée dans le mois suivant la signification du commandement. Lorsqu'elle est introduite dans ce délai, elle doit également être dénoncée au commissaire de justice ayant signifié le commandement le jour même ou le premier jour ouvrable suivant, sous peine d'irrecevabilité.

Deuxième étape : la signification de la saisie à l'employeur

En l'absence de règlement, d'accord ou de contestation suspensive, le créancier peut demander la désignation d'un commissaire de justice répartiteur. Celui-ci reçoit les sommes prélevées par l'employeur et les reverse au créancier ou les répartit entre plusieurs créanciers.

Un procès-verbal de saisie est ensuite signifié à l'employeur. Plusieurs délais doivent être vérifiés :

  • le procès-verbal doit être signifié à l'employeur dans les trois mois suivant le commandement, à défaut de quoi le commandement devient caduc, sous réserve des règles applicables en cas d'accord ;

  • le procès-verbal doit être inscrit sur le registre numérique le jour de sa signification ou le premier jour ouvrable suivant ;

  • l'acte de saisie doit être dénoncé au débiteur dans les huit jours suivant sa signification à l'employeur.

Ces délais ne sont pas de simples formalités administratives. Leur méconnaissance peut entraîner la caducité ou l'inopposabilité de l'acte concerné et constituer un moyen de contestation devant le juge de l'exécution.

Lorsque les poursuites sont engagées par un établissement bancaire, il est également utile d'identifier le stade exact du dossier : relance amiable, mise en demeure, déchéance du terme, assignation, jugement ou mesure d'exécution. L'article consacré à la question « que faire si votre banque vous poursuit ? » permet de distinguer ces différentes étapes.

Quelles sont les obligations de l'employeur ?

L'employeur devient le tiers saisi. Dans les quinze jours suivant la signification du procès-verbal, il doit notamment indiquer au commissaire de justice répartiteur :

  • la nature de la relation juridique existant avec le débiteur, par exemple un CDI ou un CDD ;

  • le montant de la rémunération qui doit être versée le mois suivant ;

  • les autres cessions, saisies, saisies administratives à tiers détenteur ou paiements directs de pensions alimentaires déjà en cours.

L'employeur doit ensuite calculer la fraction saisissable, effectuer chaque mois la retenue sur le bulletin de paie et verser les sommes au commissaire de justice répartiteur. Il doit également informer celui-ci, dans un délai de huit jours, de tout événement suspendant la saisie ou y mettant fin, notamment la rupture du contrat de travail.

Une absence injustifiée de déclaration ou une déclaration mensongère peut exposer l'employeur à une amende civile pouvant atteindre 10 000 €, ainsi qu'à des dommages et intérêts. S'il omet d'effectuer les versements, il peut également être condamné au paiement des retenues qui auraient dû être prélevées.

Comment sont traitées les pensions alimentaires, les dettes fiscales et les autres créances ?

Lorsque plusieurs mesures portent simultanément sur une même rémunération, leur articulation ne se résume pas à une simple division proportionnelle entre tous les créanciers. Il faut tenir compte de la nature des créances, des privilèges légaux et des procédures spécifiques déjà engagées.

La priorité particulière des créances alimentaires

Les pensions alimentaires obéissent à un régime spécifique. Le créancier d'aliments peut notamment recourir à la procédure de paiement direct, qui permet de recouvrer les échéances à venir ainsi que les impayés correspondant aux six mois précédant la demande.

Pour une créance alimentaire, les retenues peuvent dépasser la quotité normalement saisissable applicable aux dettes ordinaires. La somme minimale correspondant au RSA doit néanmoins rester à la disposition du débiteur.

Lorsqu'un paiement direct est notifié à l'employeur alors qu'une saisie des rémunérations est déjà en cours, l'employeur verse en priorité les sommes dues au créancier d'aliments, puis continue, dans les limites disponibles, les versements destinés au commissaire de justice répartiteur.

L'intervention d'autres créanciers et du Trésor public

Un autre créancier muni d'un titre exécutoire peut intervenir dans une saisie déjà engagée. Il doit lui aussi faire délivrer un commandement de payer, attendre l'expiration du délai légal puis faire inscrire son acte d'intervention sur le registre numérique.

En présence de plusieurs créanciers, le commissaire de justice répartiteur applique les causes légitimes de préférence et les règles légales de distribution. Certaines saisies administratives à tiers détenteur portant sur des créances bénéficiant du privilège du Trésor peuvent suspendre le cours de la saisie des rémunérations, sous réserve notamment des paiements directs de créances alimentaires.

Le commissaire de justice répartiteur adresse d'abord un projet de répartition aux créanciers concernés. Ceux-ci disposent de huit jours pour présenter leurs observations. L'état de répartition définitif est ensuite notifié aux créanciers ainsi qu'au débiteur.

Le débiteur ou un créancier peut contester cet état dans les huit jours suivant sa notification. La contestation doit être dénoncée au commissaire de justice répartiteur le jour même ou le premier jour ouvrable suivant, faute de quoi elle risque d'être déclarée irrecevable.

Comment contester une saisie sur salaire devant le juge de l'exécution ?

Le juge de l'exécution est compétent pour trancher les contestations relatives à la mesure de saisie. Le débiteur doit toutefois identifier précisément ce qu'il conteste : l'existence ou l'étendue de la dette, la force exécutoire du titre, un acte de procédure, le calcul de la quotité saisissable ou la répartition des fonds.

Quels moyens de contestation peuvent être invoqués ?

Selon les pièces du dossier, la contestation peut notamment porter sur :

  • l'absence de titre exécutoire ou l'impossibilité de rattacher les poursuites au titre invoqué ;

  • l'absence de caractère liquide ou exigible de tout ou partie de la créance ;

  • une erreur dans le décompte du principal, des intérêts ou des frais ;

  • l'omission de paiements ou de règlements déjà effectués ;

  • la prescription de l'exécution du titre ou l'extinction de la dette ;

  • l'irrégularité du commandement, du procès-verbal ou de leur signification ;

  • le non-respect d'un délai entraînant la caducité d'un acte ;

  • une mauvaise application du barème ou l'absence de prise en compte des personnes à charge ;

  • le non-respect de la somme minimale devant rester à la disposition du salarié ;

  • une erreur dans l'état de répartition entre plusieurs créanciers.

Lorsque le titre exécutoire est une décision de justice, le juge de l'exécution ne peut pas modifier son dispositif ni rejuger le litige déjà tranché. La contestation doit alors porter sur les conditions de l'exécution, le montant effectivement exigible, la prescription, les paiements ou la régularité des actes, et non sur une remise en cause générale du jugement.

Le juge peut, selon les demandes présentées et les conditions légales, ordonner la mainlevée ou la limitation de la mesure, autoriser la saisie pour la fraction non contestée, contrôler les frais d'exécution ou accorder un délai de grâce. Dans le cadre spécifique de la saisie des rémunérations, il peut également décider que les retenues s'imputeront prioritairement sur le capital ou réduire le taux des intérêts produits par la créance à compter du procès-verbal de saisie.

Une contestation efficace ne consiste pas à affirmer que la saisie est injuste. Elle doit identifier l'acte critiqué, le texte applicable, l'irrégularité invoquée et la conséquence juridique demandée au juge.

Quel délai faut-il respecter pour saisir le JEX ?

La contestation est portée par assignation devant le juge de l'exécution du lieu où demeure le débiteur. Si celui-ci réside à l'étranger ou n'a pas de domicile connu, la compétence revient en principe au juge du lieu où demeure l'employeur tiers saisi.

Le débiteur peut contester la mesure à tout moment. Toutefois, seule la contestation engagée dans le mois suivant le commandement de payer suspend automatiquement la procédure dans l'attente de la décision du juge.

Lorsque la contestation est engagée pendant ce délai d'un mois, l'assignation doit être dénoncée au commissaire de justice ayant délivré le commandement le jour même ou le premier jour ouvrable suivant. Cette formalité est prescrite à peine d'irrecevabilité.

La représentation par avocat est en principe obligatoire lorsque la demande excède 10 000 €. En dessous de ce seuil, le débiteur peut se défendre seul, même si la technicité des règles de compétence, de caducité et de preuve peut justifier une analyse juridique préalable.

Quelles pièces réunir avant de contester ?

Avant toute assignation, il est utile de constituer un dossier chronologique comprenant notamment :

  • le commandement de payer et son acte de signification ;

  • le titre exécutoire invoqué par le créancier ;

  • le procès-verbal de saisie et sa dénonciation ;

  • le décompte détaillé du principal, des intérêts et des frais ;

  • les justificatifs des paiements déjà effectués ;

  • les douze derniers bulletins de salaire, ou ceux disponibles ;

  • les justificatifs des personnes à charge ;

  • les échanges intervenus avec le créancier et le commissaire de justice ;

  • les informations relatives aux autres saisies, SATD ou pensions alimentaires ;

  • l'état de répartition, lorsqu'une pluralité de créanciers est concernée.

Cette analyse documentaire permet de déterminer si le dossier justifie une contestation de fond, une demande limitée au calcul de la retenue, une négociation ou une demande de délai.

Saisie sur salaire et saisie-attribution : quelles différences ?

La saisie des rémunérations ne doit pas être confondue avec la saisie-attribution pratiquée sur un compte bancaire. Les deux procédures reposent sur un titre exécutoire, mais elles ne visent pas le même tiers et ne produisent pas les mêmes effets.

Critère

Saisie des rémunérations

Saisie-attribution

Sommes visées

Rémunérations dues par l'employeur

Sommes disponibles sur un compte bancaire

Tiers saisi

Employeur

Banque

Effet principal

Retenue mensuelle progressive

Indisponibilité immédiate des sommes présentes

Protection minimale

Somme minimale équivalente au RSA, soit 651,69 € depuis le 1er avril 2026

Solde bancaire insaisissable, fixé au même montant à cette date

Juridiction compétente

Juge de l'exécution

Juge de l'exécution

Délai de contestation

Contestation possible à tout moment, mais suspension automatique uniquement dans le mois suivant le commandement

Délai propre à la saisie-attribution, indiqué dans l'acte de dénonciation

Lorsqu'un compte bancaire est directement bloqué, la stratégie ne repose donc pas sur le barème de saisie des rémunérations. La page consacrée au solde débiteur et aux saisies sur compte bancaire présente les recours correspondant à cette situation.

Face à une saisie sur salaire, le premier réflexe consiste à vérifier le titre exécutoire, le décompte de la dette, la date du commandement, l'inscription des actes sur le registre, le calcul de la fraction saisissable et les justificatifs de charges de famille. Une contestation engagée sans distinguer ces différents points risque de ne pas produire l'effet recherché, notamment lorsqu'elle intervient après l'expiration du délai suspensif d'un mois.

Maître Lenny Ambigaipalan, avocat au Barreau de Paris, intervient en contentieux bancaire et commercial. Il analyse les actes de poursuite, le titre exécutoire, le calcul de la saisie et les moyens susceptibles d'être présentés devant le juge de l'exécution, sans qu'une issue favorable puisse être garantie avant l'examen complet des pièces.

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